Aurélie et Henri A. sur son chantier Réhabilitation d'un corps de ferme

Adh

Comme tous les ans, il y a un chantier qui revient au manoir : la transformation du cochon. Cette année, il était normalement prévu pour le mois de mai, mais avec les températures que nous avions déjà à la fin du mois, nous avons préféré repousser. Ce n’était pas forcément beaucoup...Afficher la suite Comme tous les ans, il y a un chantier qui revient au manoir : la transformation du cochon. Cette année, il était normalement prévu pour le mois de mai, mais avec les températures que nous avions déjà à la fin du mois, nous avons préféré repousser. Ce n’était pas forcément beaucoup plus simple en juin, mais nous avons finalement trouvé une fenêtre où les conditions étaient suffisamment bonnes pour pouvoir nous lancer. Le jour précédent a donc été consacrée à préparer tout ce qu’il fallait pour ces quatre jours : le matériel, les installations, l’organisation, et bien évidemment tout ce qui allait permettre de transformer le cochon de A à Z.

C’est un chantier que je fais maintenant tous les ans et, même si les grandes étapes restent les mêmes, j’aime bien ajouter une petite nouveauté à chaque édition. Après le boudin, les andouilles, le pâté et les rillettes, cette année je me suis donc lancée dans les saucisses. Il fallait bien finir par y arriver ! C’est toujours assez fascinant de voir tout ce qu’il est possible de faire à partir d’un seul animal, en essayant de valoriser absolument chaque morceau. Et puis c’est aussi l’occasion de faire revivre des savoir-faire qui deviennent moins courants, de prendre le temps de comprendre ce que l’on fait et de partager tout cela autour d’une activité qui, finalement, est assez rare aujourd’hui.

Vous êtes nombreux à me dire que ce genre de chantier vous intéresse et que vous aimeriez venir participer. Et cette année, Françoise est justement venue nous rejoindre pour une après-midi. Je l’avais rencontrée complètement par hasard lors d’un covoiturage, et comme elle fait elle-même pas mal de choses dans ce domaine, elle avait envie de découvrir une étape qu’elle n’avait encore jamais réalisée : le boudin. Elle est donc venue passer quelques heures avec nous pour apprendre comment nous le préparons. Et c’est exactement le genre de rencontre que j’aime avec Twiza : quelqu’un que l’on rencontre un peu par hasard, une envie d’apprendre ou de transmettre, et finalement quelques heures passées ensemble autour d’un savoir-faire.

Pour le reste, c’est vrai que ce n’est pas toujours simple de vous faire savoir à l’avance quand le chantier va avoir lieu. Avec le cochon, nous sommes particulièrement dépendants de la météo et des températures, et il faut aussi attendre qu’il soit réellement prêt. Autrement dit, nous pouvons avoir une idée de la période, mais la date précise se décide souvent au dernier moment. Et forcément, demander à quelqu’un de se libérer plusieurs jours avec quelques jours seulement de préavis, ce n’est pas évident !

Alors même si vous êtes nombreux à me dire « ça m’intéresse », cela ne veut pas forcément dire que vous pourrez être là au moment où tout se met en place. Cette année, nous avons donc surtout travaillé en duo et avec quelques habitués de passage, dans une ambiance toujours aussi conviviale. Et finalement, c’est peut-être aussi ça, un chantier participatif : parfois on est nombreux, parfois beaucoup moins, parfois quelqu’un arrive pour une après-midi découvrir une technique précise, et parfois ce sont simplement les copains qui répondent présents.

Cette édition nous aura donc permis de tester les saucisses, de refaire du boudin avec Françoise, de préparer les andouilles, le pâté et les rillettes… et de remplir une nouvelle fois les réserves pour l’année. Et comme chez nous, il n’y a jamais vraiment de pause entre deux chantiers, il a rapidement fallu passer à quelque chose de beaucoup moins gourmand : la préparation des prochaines coulées de béton.
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